Récits de création

Une retraite d’été sur le thème de la création

du vendredi 20 août au mercredi 25 août au Climont

Face aux défis inédits de notre temps, comme la crise sanitaire que nous traversons, le changement climatique, la perte de la biodiversité, le développement toujours plus accéléré de la technique, la recherche d’un vivre ensemble dans un monde globalisé, il est urgent de mobiliser toute notre créativité.

Les récits de création ouvrent des chemins. Ils viennent souvent du fond des âges et inventent le monde de demain. Ils constituent le patrimoine commun de l’humanité. Ils imaginent un début de l’aventure humaine et fondent ainsi les grandes civilisations du monde. Ils racontent les aventures croisées de Dieu et les hommes et déploient toutes les couleurs de l’imaginaire sur la question des origines, de la vie et de l’avenir.

Des ateliers d’écriture et de peinture nous invitent à les revisiter, à les relire et retracer, pour s’en inspirer et mobiliser notre élan créateur.

Chaque jour des textes bibliques sur le thème de la création serviront de fil conducteur. Un moment méditatif ouvrira les matins. Des impulsions (textes littéraires, œuvres d’art, musique) entraîneront notre imaginaire vers l’écriture et la peinture. Un temps de mise en commun permettra le partage.

Aucune expérience artistique ou intellectuelle n’est exigée pour participer aux ateliers. Rien que l’envie de se laisser surprendre par les textes, les images et la musique, par les gestes de l’écriture et de la peinture.

Programme

Vendredi 20 août 2021

            Arrivée à partir de 17h – Installation dans les chambres

19h      Repas

Présentation avec comme fil conducteur une peinture, un objet, un texte, une musique choisis que chaque participant aura apporté sur le thème de la création.

Samedi 21 août

            Au commencement, une parole… (Genèse 1 : 1 – 2 : 4)

            Premier récit de création

Dimanche 22 août

            Un peu de poussière et de souffle… (Genèse 2 : 5 – 25)

            Un autre récit de création

Lundi 23 août

            La terre est remplie de ce que tu as créé… (Psaume 104 : 24)

            Une ballade au cœur de la création

Mardi 24 août

La création entière gémit et souffre… (Romains 8: 22)

            La création en danger

Mercredi 25 août

            Œuvre de mains d’artiste… (Ecclésiaste 7 : 2) 

            La beauté sauvera le monde ?

12h      Repas

Récits de création

Du dimanche 20 août 17h au mercredi 25 août 14h

Accompagnatrices

Anne Prouteau. Elle enseigne la littérature française du XXe siècle à l’Université catholique de l’ouest à Angers. Sa recherche porte sur la littérature contemporaine, et, en particulier, sur le corpus camusien.  Elle anime auprès de ses étudiants des ateliers d’écriture.

Alexandra Breukink. Pasteure de la paroisse protestante de Gunsbach – Griesbach au Val, UEPAL et peintre.

Frais : € 360

Inclus dans le prix : séjour et atelier de peinture ; matériel de peinture ; draps et serviettes.

Non – inclus : un repas dans une ferme auberge

Hébergement

Maison d’hôtes « Le Promontoire »

6 route des Crêtes F 67220 Urbeis (Le Climont) FRANCE

www.climont.eu

  • La maison n’a pas de connexion WIFI
  • Prévoyez de bonnes chaussures de marche
  • N’hésitez pas d’apporter votre travail : dessins, croquis, textes…  C’est toujours enrichissant de partager autour des créations de chacun ! 

Pour plus d’infos 

Alexandra Breukink : tél. 03 89 77 09 43 / port. 06 35 35 77 52 ou par mail :  abreukink@orange.fr

La demeure du silence

Le pasteur Gérard Janus publie un récit : « La demeure du silence ».
Paul Ricoeur évoque la « juste mémoire », ni trop, ni trop peu. Cette visée est parfois compromise. Pire que le « trop peu », il y a le passé occulté. Au fil de sa vie, Gérard Janus a compris petit à petit le poids de silences embarrassés et lourds. Il s’intéresse au destin d’un grand-père qu’il n’a pas connu, épuré après la Seconde Guerre Mondiale. Il comprend également que l’annexion nazie a laissé des traces profondes là où il est pasteur aujourd’hui, ainsi que dans l’histoire de l’Eglise luthérienne en Alsace et Moselle. Son livre est le récit de cette double enquête. Dans sa préface, Frédérique Neau-Dufour écrit : « Gérard Janus a appelé son livre La demeure du silence. Il aurait tout aussi bien pu l’intituler Le silence qui demeure. C’est ce silence qu’il entend briser grâce à son récit. Son livre courageux est un acte libératoire et inaugural. »

Gérard Janus, originaire d’un village d’Alsace Bossue, est pasteur et inspecteur ecclésiastique dans l’UEPAL.

Le vendredi 16 avril 2021 à 19h au Temple Neuf à Strasbourg

Rencontre avec Gérard Janus – entrée libre

Le samedi 17 avril 2021 de 10h à 17h au Promontoire, 6 route des Crêtes, 67220 Climont – prix du repas 10€ – inscription au 06 35 35 77 52

Accueil à partir de 9h30

10h : « La demeure du silence« : Gérard Janus présente la genèse de son livre

Repas

14h : Gérard Janus raconte comment les réflexions du philosophe Paul Ricoeur auteur de « La Mémoire, L’Histoire, L’Oubli » l’ont accompagné dans son travail d’écriture.

17h: verre d’amitié

Rencontre avec Steven Weinberg

Cette histoire doit être racontée…

En raison de la crise sanitaire la rencontre avec Steven Weinberg initialement prévue vendredi 20 novembre 2020 au Temple Neuf à Strasbourg et samedi 21 novembre 2020 au Climont n’a pas pu avoir lieu.

Pour combler ce manque, nous nous sommes rencontrés par zoom.

Voici le programme initialement prévu:

Vendredi 20 novembre 2020 – Temple Neuf à Strasbourg

Steven Weinberg

Suite à la commémoration des 75 ans de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, un sondage relève que 57% des Français ne connaissent pas le nombre de juifs assassinés par les nazis et 16% n’ont jamais entendu le mot Shoah. A ces chiffres s’ajoute l’augmentation des actes antisémites. Dans le Grand Est, 43 actes racistes et/ou antisémites ont été relevés en 2019.  (Nouveau Messager 54, page 6)

Steven Weinberg, spécialiste des fonds marins et écrivain, retrace l’odyssée de son père Edgar telle qu’il l’a décrite dans son livre « Odessa »: « condamné à mort pour actes de résistance, évadé de prison, caché, repris, déporté à Auschwitz, survivant aux marches de la mort, libéré par les Russes, menacé de disparaître dans les goulags soviétiques et qui s’en sort, une fois de plus en nageant vers sa liberté dans le port nocturne d’Odessa… » 

Le port d’Odessa

Samedi 21 novembre 2020 – Le Promontoire au Climont

Steven Weinberg raconte comment trois-quarts de siècle plus tard, il a fouillé, s’est déplacé, s’est promené sur les lieux de l’extraordinaire odyssée de son père, a retrouvé des photos, des lettres oubliées, des documents, des traces.

« Ce que je cherche ? La vérité. Est-ce possible de vivre tout ça, est-ce possible de survivre à tout ça ? (…) Cette histoire est donc vraie, je n’avais aucune raison d’en douter. D’ailleurs, je n’en doutais pas, c’est juste que je voulais voir de mes propres yeux, où cela s’était passé, comment cela se présentait. J’avais les paroles, il me manquait les images. Je voulais en quelque sorte revivre cette histoire. La faire mienne. »

Pour l’échange de l’après-midi, Steven nous parlera du lire « Les déracinés » de Catherine Bardon. À travers des personnes de fiction, le livre raconte une histoire parallèle (et bien réelle) à celle de sa famille. Pas étonnant : ils étaient des millions à être poursuivis, persécutés, exterminés. Ils étaient des dizaines de milliers à vouloir fuir la menace qui pesait sur eux et trouver porte close auprès des pays qui auraient facilement pu absorber ces “migrants”, les États-Unis en tête. Curieusement, c’est la République Dominicaine qui leur ouvrira ses frontières.

En racontant la « petite » histoire de ces hommes et ces femmes, qui ont dû faire face à la « grande » histoire qui cherchait à les anéantir, Steven rappelle le sort des migrants qui aujourd’hui encore cherchent une terre d’asile. « On se dit qu’au nom de l’humanité, de la solidarité, de la compassion, nous devrions tout faire pour les accueillir. Mais nous assistons au contraire. »

A lire…

  • Odessa 1945 – 2019, Steven Weinberg, 2020 Nautil éditions, Luxembourg

À commander directement chez l’auteur pour 34,00 € (29,00 € + 5,00 € de participation aux frais d’emballage et de port). Soit en envoyant un chèque à: Steven Weinberg, 13 rue de la Montagne, L-6962 SENNINGEN, soit par virement bancaire à l’ordre de Steven Weinberg: BIC: CCRALULL IBAN: LU29 0090 0000 1814 0517 . N’oubliez pas, dans les deux cas, de joindre votre nom et adresse et la mention « ODESSA »

Les Déracinés, Catherine Bardon, 2018 Babelio Pocket

Croire entre les lignes – suite 3

Le défi du sens et de la spiritualité dans une société radicalement désenchantée

Jean-Paul Willaime

« Dans une situation socio-religieuse où, comme je l’explique ci-après, il y a un affaiblissement de l’encadrement institutionnel de la religiosité et de sa mise en forme culturelle, le projet Ars Bene Credendi « Croire entre les lignes », par sa qualité et son originalité, offre de nombreuses résonances pour un sociologue des religions. Tel qu’il est formulé, il présente trois caractéristiques particulièrement importantes : 1) une forte dimension d’ouverture ; 2) un ancrage clair dans un territoire physique (Le Climont) et symbolique (le protestantisme) ; 3) une dimension d’expérimentation, de recherche laissant la place à l’imprévu… »

Jean-Paul Willaime, sociologue des religions

Jean-Paul Willaime a donné la conférence d’ouverture lors des deux journées d’études « Croire entre les lignes », le vendredi 25 septembre 2020 au Temple Neuf à Strasbourg. Suite à la crise sanitaire, il nous a rejoint par visio. Malheureusement la qualité du son de l’enregistrement ne permettait pas de bien suivre la retransmission. Voici le texte de sa conférence.

Non-croyants & croyants: une coexistence au-delà du blasphème?

Jacob Rogozinski

Nous ne voyons pas que, dans le reflux des croyances religieuses qui caractérise l’Occident moderne et tout particulièrement la France, il y a à la fois un progrès − vers plus de savoir et de liberté − et une perte, un abandon qui aggrave la crise de nos sociétés et nourrit notre aveuglement et notre nihilisme.

Interview avec le philosophe Jacob Rogozinski, suite à sa tribune dans le journal le Monde du 10 novembre 2020, sur l’incompréhension des Français de la colère des croyants suscitée par les caricatures. Un plaidoyer pour renforcer et inventer des modes de coexistence entre non-croyants et croyants.

Jacob Rogozinski est professeur à la faculté de philosophie de Strasbourg
et auteur de « Djihadisme : le retour du sacrifice » (Desclée de Brouwer, 2017)

Croire entre les lignes – suite: 2

Chris Doude van Troostwijk

« Ars Bene Credendi se dira peut-être, à l’avenir, « ABC – au – Climont ». Il semble que nous soyons en train de perdre l’art de croire. Peut-être prend on le croire trop au sérieux. On en a fait un ensemble de savoirs, sur Dieu, sur son Fils, sur la Rédemption ou sur la Fin des temps. Mais, c’est notre conviction, le croire n’est pas uniquement un savoir, même pas un savoir manqué qui attend toujours sa confirmation finale par une connaissance absolue et certaine. Le croire n’est pas un savoir, il est un faire. Et pour pouvoir le faire, il faut savoir faire. L‘ ABC-au-Climont veut plutôt promouvoir un croire qui se crée en croyant, non pas en offrant un mode d’emploi, clé-en-main, mais comme expérience à partager et à co-créer. On peut apprendre les lettres de l’alphabet, mais pour apprendre à les utiliser, pour en faire des phrases, il faut parler, communiquer, écrire, rencontrer et inventer … »

Chris Doude van Troostwijk, philosophe

Croire entre les lignes – suite : 1

Invité à évoquer ce que le Climont représente pour moi….

Pierre Drouot, philosophe et cinéaste

« Invité à évoquer ce que le Climont représente pour moi, je me rends compte que l’essentiel tient dans son nom, comme si mon attachement à ce lieu se logeait tout entier entre les lignes qui en dessinent le mot : « Climont ».

Il s’agit en effet d’abord d’un lieu. Une hauteur sobre et douce (un « mont »), qui invite à l’ascension (« climb ») vers toutes sortes de sommets, sinon de contentements (« climax »).  Un lieu d’élévation en somme, entre les lignes de crête, suspendu dans l’espace et le temps, où les satisfactions de la pensée sont pour moi inséparables d’une géographie, d’une hauteur de vue toute matérielle sur des vallons noyés dans la brume du lever de soleil.

La Climont c’est aussi un climat. Je pense encore à ses moyennes montagnes, aux nuits de neige surprise ou aux fraîcheurs des soirées estivales. Mais je pense surtout au climat d’un salon, d’une table, ouverts à la pensée. Un climat d’échanges, de parole et d’écoute, entre les lignes de fractures académiques, professionnelles, religieuses ou sociales. Un climat de partage, amical, convivial (ou philial), où chacun se dit tu, est libre d’être soi.

Le Climont enfin est comme enclin aux mots. Ceux que l’on vient entendre, donnés à écouter, mais aussi ceux qui se forment en soi sous l’impulsion de ceux-là. C’est un lieu où la pensée se développe et prend forme, entre les langues parfois, et où se produit, entre les mots, une transmission par laquelle chacun revient chez lui avec les mots des autres qui nourrissent les siens.

Ce qui fait le Climont pour moi c’est donc ce climat, cette confiance, par lesquels chacun peut s’élever au contact de la pensée des autres.

Entre les lignes. »

Croire entre les lignes – Echos…

Un grand merci pour tout ce qui a été partagé au courant des deux journées d’études du vendredi 25 septembre au Temple Neuf à Strasbourg et samedi 26 septembre au Climont. Merci aux intervenants pour leurs impulsions, merci au public pour les questions et réactions… On vous tiendra au courant de la suite!

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Ars Bene Credendi, un projet de rencontre et de ressourcement, est en train de s’inventer dans une ancienne colonie de vacances à côté du temple réformé du Climont.

« Dans tout lieu de vie un jardin doit occuper une place centrale »

Michel Hutt – auteur de romans sur la Transition

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Vous pouvez suivre les deux journées d’étude du vendredi 25 septembre à Strasbourg et du samedi 26 septembre au Climont en direct ou plus tard sur:

https://www.templeneuf.org/retransmission

Et merci à Emma, Lucie, Maia, Nathan, Nello et Zoé pour les vidéos!

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Ars Bene Credendi, un projet de rencontre et de ressourcement, est en train de s’inventer dans une ancienne colonie de vacances à côté de l’église réformée du Climont.

« La marche pour aller à l’essentiel »

Christelle Mougel – actuellement surtout maman de trois garçons

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N’oubliez pas de vous inscrire pour les deux jours d’étude le 25 et 26 septembre si vous voulez être sur place. Vous pouvez aussi les suivre en direct:  https://www.templeneuf.org/retransmission/

Et merci à Emma, Lucie, Maia, Nathan, Nello et Zoé pour les vidéos!